TicketingHub, simplifier la vente des tickets

Fondé par Carl Pihl et Oliver Morgan, TicketingHub est une plateforme web destinée à grandement simplifier la revente de tickets et son inventaire, tout cela en temps réel. Située dans le quartier de Clapham, TicketingHub souhaite développer le réseau de clients en Angleterre et réussir le lancement du service en France.

Carl Pihl_2

Né aux Etats-Unis d’une mère franco-roumaine et d’un père Gréco-Suédois, Carl Pihl passe son enfance à New York jusqu’à ses 12 ans avant de déménager en France. C’est à Paris qu’il attrape le virus de l’entrepreneuriat, ou très tôt à ses 16 ans on lui propose de devenir associé d’une société dans l’évènementiel qu’il venait de rejoindre en tant qu’employé. Essuyant le refus de ses parents, Carl se retrouve à Londres pour passer son baccalauréat au Lycée Français puis ses études supérieures à l’université King’s College. Il va y fonder le premier club entrepreneuriat de l’université et c’est réellement là que tout commence.

Depuis, Carl a crée plusieurs sociétés qui ont bien fonctionnées, parmi lesquelles Drinkyz et Lost in London. Cette dernière est devenue la référence pour l’organisation d’événements et autres services pour les étudiants en écoles de langues à Londres. C’est au cours de cette expérience qu’il constate le manque cruel de système de tickets et d’inventaire pour les revendeurs. Carl y voit une opportunité, l’aventure TicketingHub est donc née.

TicketingHub est une plateforme web qui permet de digitaliser la vente et la gestion de tickets à travers multiples réseaux de distribution, à mi-chemin entre un Amadeus – systèmes de réservation global pour les billets d’avions – et Shopify – plateforme de boutiques en ligne. TicketingHub était jusqu’à récemment en version beta mais le service est désormais public. Cette période de test a permis à Carl d’écouter les premiers utilisateurs et autres partenaires afin de mettre en place tout un panel de fonctionnalités. Ces dernières y nombreuses, des plus simples comme la possibilité de définir le type de ticket et le prix, aux plus complexes comme la gestion de l’inventaire en temps réel, le tout dans un environnement sécurisé.

 

L’inscription au service est simple et gratuite et la mise en route est quasi-immédiate. Le modèle économique est basé sur une commission – dégressive – sur les ventes de tickets et sans la nécessité de signer des contrats sur le long terme ou de coûts cachés. TicketingHub est ouvert à tout type d’entreprises, des plus petites aux plus grandes, ce qui n’est pas toujours le cas pour les concurrents. Les bons débuts de l’entreprise lui permettent d’être serein et de pouvoir approcher des investisseurs pour accélérer le développement de la startup.

 

L’objectif pour cette année est de développer le nombre de clients en Angleterre mais également de réussir le lancement du service en France, où déjà des partenariats sont en discussion. Donc ne pas oublier de prendre son ticket pour connaître la suite.

 

TicketingHub

@TicketingHub

Brainbow, jeux éducatifs pour parents et enfants

Brainbow est un nouvel éditeur de jeux vidéo pour mobile, lancée par Xavier Louis et plusieurs professionnels de l’industrie. Située dans le quartier de Bloomsbury, Brainbow développe des jeux éducatifs.

 

photo xavier louis v3Originaire de Nîmes, Xavier Louis obtient tout d’abord un diplôme d’ingénieur en télécom, complété par un Master en marketing de l’Essec. Immédiatement après ses études, il rejoint Freever, précurseur dans les services communautaires et chat par SMS. Suite à l’expatriation de sa femme, Xavier intègre la filiale londonienne de Freever. Son parcours professionnel passe aussi par Amazon, en tant que chef de produits jeux vidéo et logiciels, ainsi que par l’opérateur téléphonique Three, comme responsable de leur App Store Jeux et Musique. En 2009, il est débauché par Playfish pour prendre le rôle de Directeur Produit du Numéro 2 mondial des jeux sur Facebook. Ces expériences successives donne donc l’envie à Xavier et des anciens de Playfish entre autres, de développer leur propre studio d’édition de jeux mobile.

 

L’idée centrale de Brainbow Games est de créer des jeux pour mobiles qui apportent une forte valeur éducative, pour un public adulte et enfants. Le premier jeu – Brainbow Numbers – sort en Août 2012 et rencontre rapidement un certain succès avec plus de 300,000 téléchargements. Leur deuxième jeu de mathématique – 6 Numbers – obtient des résultats encore plus méritant avec 2 millions de téléchargement. Cela leur permet de construire une importante base de fans et d’accumuler des données sur le comportement des joueurs, utiles pour le lancement de leurs prochains jeux. La récente levée de fonds va leur donner les moyens d’agrandir l’équipe pour développer des jeux encore plus ambitieux.

brainbow-team-2013

 

Brainbow s’apprête à sortir un nouveau jeu d’entrainement cérébral sur iPhone qui va révolutionner la façon de stimuler son cerveau et qui va capter toute l’attention de l’équipe sur les prochaines semaines.

 

Les applications sont gratuites avec un système d’achat à l’intérieur même du jeu (par exemple des bonus et niveaux supplémentaires).

 

L’objectif à moyen terme est de réussir le lancement mondial du nouveau jeu et de s’étendre sur de nouvelles plateformes mobiles. L’accueil du public permettra oui ou non de l’agrandissement de la société pour créer de nouveaux titres et de devenir à long terme le numéro 1 mondial de l‘edu-gaming sur mobile.

 

Vous pouvez trouver lire l’article également sur Ici Londres

 

TASKHUB – Créer des jobs pour souder la communauté

par Donia Hachem

 

On ne le répètera jamais assez, vos compétences peuvent être utiles à des personnes proches de vous. Et c’est peut-être parmi ces dernières, que vous trouverez celles qui vous manquent. C’est de ce constat qu’est née Taskhub, une plateforme cofondée par Aurore Hochard où les voisins s’échangent des jobs entre eux. Pensez Taskhub, c’est penser communauté


 
Les débuts d’une nouvelle aventure

Taskhub est né de la volonté d’Aurore Hochard et de Rahul Ahuja, partenaires dans la vie comme dans l’entreprise, d’offrir aux Londoniens un espace d’échanges de services, simple d’utilisation, local et sécurisé. L’idée est venue après qu’une amie de la co-fondatrice ait eu un enfant. Seule, sans proche pour l’aider dans des tâches quotidiennes, elle était débordée. « J’ai pensé : « nous sommes à Londres, je suis sûre qu’un tas de gens sont prêts à proposer une aide, prêts à arrondir leurs fins de mois ». Nous avons cherché. Mais rien. Enfin pas grand chose. Ce qui existait n’était ni personnel, ni sécurisant », se souvient la co-fondatrice. Le développement du site a débuté en janvier dernier. Après un parcours semé d’embûches, le lancement de la version bêta a eu lieu début octobre, avec l’aide de développeurs. L’intégration du système de paiement a pris du temps. « Il est important que deux utilisateurs n’aient pas à renégocier après s’être mis d’accord sur un prix. Nous nous devions d’assurer que le paiement soit effectuée une fois la tâche effectuée, et non avant… cela nous a un peu ralenti, mais aujourd’hui tout fonctionne bien ». Taskhub, c’est également un nouveau départ pour le couple d’entrepreneurs. Elle a exercé comme professeur, a repris ses études et vient d’obtenir une maîtrise de droit, avec mention. Lui évolue dans le secteur bancaire. Ils ont mis toutes leurs économies dans ce projet, non pas pour faire de l’argent, mais pour « faire quelque chose qui a un impact positif sur la société ».

 

Taskhub en phase d’expérimentation

 Taskhub.co.uk est actuellement en phase d’expérimentation. Un groupe restreint, possédant identifiant et mot de passe, a accès à la plateforme depuis quelques semaines. « Il s’agit essentiellement de personnes qui nous soutiennent depuis nos débuts, quelques startups proches de nous. Chacun peut poster des annonces et se familiariser avec le site. L’intérêt est d’avoir des conseils et des feedbacks constructifs », explique Aurore. Il s’agit d’une avancée majeure dans l’aventure entrepreneuriale. Rien de cela n’aurait été possible sans une dose de bonne volonté et beaucoup de travail. Grâce à leur abnégation, Aurore Hochard et Rahul Ahuja ont remporté il y a quelques mois une compétition dédiée aux entrepreneurs. A la clé, un soutien financier non négligeable, celui du grand groupe O2 Telefonica. Un coup de pouce contre des actions : « Nous avons donné 10%, et nous recevons, par tranche, un maximum de 50.000 euros ». Aussi, ils peuvent profiter des installations de l’académie de Wayra, un open space en plein centre de Londres où sont réunies une dizaine de start-up. « Un lieu inspirant et plein d’énergie », selon la co-fondatrice. Le support de O2 est très appréciable dans le domaine de la technologie. « Nous pouvons bénéficier des connexions, de contacts intéressants pour le développement de nos activités. J’ai ainsi pu faire une présentation en français au maire de Londres, Boris Johnson, qui parle très bien français d’ailleurs » se rappelle avec amusement Aurore Hochard. D’ailleurs le directeur de l’académie Wayra a travaillé pendant 20 ans dans le marketing avec le patron de Virgin, Richard Branson. Aurore Hochard a bien conscience d’avoir l’opportunité de bénéficier de précieux contacts. Ainsi, la « team » de Taskhub a fait une apparition dans une vidéo de la BBC avec la nouvelle ministre de la Culture britannique. Elle apparaitra aussi dans l’émission Capital d’une grande chaine de télévision française.

 

 

 

 

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TaskHub, les petites annonces modernisées

Lancée à Londres par Aurore Hochard et son partenaire Rahul Ahuja, TaskHub est une plateforme de petites annonces pour les tâches quotidiennes. Intégrée à l’incubateur Wayra, situé dans le quartier de Tottenham Court Road, la société vient de lancer la première version du site.

 

Originaire de Bretagne, Aurore passe la majeure partie de son enfance à Saumur. Une fois le bac en poche, elle s’oriente vers une maîtrise en Langues Etrangères Appliquées et en profite pour étudier à l’étranger. Cela l’amènera en Autriche, Angleterre puis aux Etats-Unis pour sa dernière année où elle y rencontre Rahul. Après une première expérience professionnelle en Grèce, elle rejoint Rahul et reprend ses études aux Etats-Unis pour être prof. Mais la loi sur l’immigration Américaine les pousse à revenir en Europe et s’établir à Londres en Janvier 2009. Aurore réoriente sa carrière et débute des études de Droit à Londres et y obtient une maitrise de Droit en 2012. L’idée de TaskHub lui vient en Avril 2011, en constatant les difficultés rencontrées par une amie, qui se sentait débordée suite à la naissance de son bébé, et cherchait en vain de l’aide locale pour accomplir certaines tâches quotidiennes.

 

L’idée est simple: remplacer les post-it sur les devantures des magasins de quartier ou aux caisses par une plateforme numérique. Aurore et Rahul veulent aussi à leur manière faire une différence dans la vie de tous les jours et améliorer le quotidien des particuliers en permettant aux uns de gagner de l’argent et aux autres de faciliter leur vie, le tout dans un esprit de communauté et de partage. La plateforme se veut simple d’utilisation où il s’agit de remplir une offre avec une petite description, le prix que la personne est prête à payer. Il est possible de classer les offres par catégories, le tout sur une carte afin de localiser les petites annonces facilement. Il y a aussi un système de notation et de commentaires sur les personnes qui sont intervenues afin de rassurer les utilisateurs. Le modèle économique est clair, TaskHub prend une faible commission une fois que la tâche est accomplie mais poster une offre est gratuit. Le paiement est effectif une fois que les deux partis sont satisfaits afin d’éviter tout conflit. L’argent est gardé dans un compte de dépôt et n’est débloqué uniquement après l’accord des deux partis.

 

Le futur de TaskHub s’annonce chargé avec la possibilité de poster également des offres de services. Quand l’expérience sera concluante, la plateforme s’élargira à d’autres villes en Angleterre, puis d’autres pays d’Europe.

 

aurore@taskhub.co.uk
@taskhubHQ

 

Ecrit en partenariat avec Ici Londres, vous pouvez feuilleter le dernier numéro Ici

SÉBASTIEN MARION/COMUFY – Gérer les réseaux sociaux entre pros

par Donia Hachem

 

Comufy permet aux entreprises de gérer leur présence sur Facebook ou Twitter, d’envoyer des messages à l’ensemble des utilisateurs sur tous ces réseaux sociaux. Exclusivement réservée aux professionnels, cette application permet à ces derniers de recueillir des données pertinentes pour développer leurs affaires. Rencontre avec Sébastien Marion, co-fondateur et directeur de technique de Comufy.

  Attirer, cibler et vendre  

Vous utilisez probablement Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux pour rester en contact avec votre famille, vos collègues de travail, vos amis, des personnes rencontrées à un moment de votre vie. Les grandes entreprises s’intéressent aussi de très près à ce nouveau mode de communication. Néanmoins, elles se posent de nombreuses questions : que se passe-t-il derrière un « like » ? Qui sont les fans ? Comment les faire participer ? Comufy aide à répondre à ces interrogations et devient un outil appréciable pour l’entreprise. La plateforme permet d’avoir un audit qui indique qui a envoyé tel message, tel mois, à telle personne. « Pour l’un de nos client, la BBC qui possède plus d’une centaine de pages Facebook, énormément de comptes Twitter et plus d’une centaine de journalistes, le système permet

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de gérer le flux d’informations, sans quoi ce serait impossible » raconte Sébastien Marion. Plus important encore, toutes les données de cette activité peuvent être mises à la disposition du reste de l’entreprise, aider à la décision et à améliorer l’efficacité opérationnelle. La valeur ajoutée est donc de pouvoir converser avec les utilisateurs, récupérer leurs données et d’utiliser ces données pour vendre ou communiquer.

 

Une simple connexion suffit

  Comufy permet de mesurer les retombées d’une activité d’une entreprise sur les réseaux. Mais comment cela fonctionne concrètement ? La première étape est de s’inscrire sur la plateforme. Chaque utilisateur possède ensuite son propre identifiant et mot de passe. Dès lors, les utilisateurs ont accès à des centaines de pages auxquelles l’administrateur leur a autorisé l’accès. « Plus de collaborateurs il y a, plus de pages il y a, plus la plateforme est utile et performante » explique le co-fondateur. « Les compagnies envoient des messages via l’interface, et c’est nous, l’équipe Comufy, qui nous chargeons de les envoyer au bon endroit, sur la bonne page » ajoute-t-il. Pour utiliser le service, les entreprises payent une redevance mensuelle pour un contrat qui dure généralement un an. Le site propose beaucoup de solutions. Et la facture devient plus ou moins salée, selon le nombre d’utilisateurs et selon les fonctionnalités nécessaires.   Les perspectives d’avenir en quelques mots   Comufy a été lancé, il y a plus de trois ans, par trois jeunes entrepreneurs qui se sont rencontrés alors qu’ils étaient encore étudiants. La plateforme travaille désormais avec près d’une trentaine de collaborateurs, dont des noms prestigieux tels que la BBC, Sony ou Universal. Les clients dépassent les frontières du Royaume-Uni (Etats-Unis, Allemagne, France, etc.). Mais le pays de l’Oncle Sam représente le marché le plus important mais aussi le plus accessible de part la langue. En effet, les interfaces, les documents administratifs liés au site sont rédigés en anglais. Par ailleurs, le temps a été un bon allié au cours de ce projet, pour se faire connaître « le démarchage était difficile. Nous ne connaissions personne à nos débuts à Londres. Nous avons fait énormément de Networking. Petit à petit, un réseau s’est créé. Une fois que notre plateforme est devenue plus stable, on a utilisé ces connexions pour rencontrer les bonnes personnes » se rappelle le co-fondateur. Aujourd’hui, Comufy est sur le point de lier un partenariat avec dotMailer, une des plus grosses boites d’envoi d’email au monde. « Cette solution amènera à accroître le réseau », se réjouit Sébastien Marion.  

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LILIAN RABIN/MOVINGDESIGN – Opération séduction à Londres

par Donia Hachem

 

Movingdesign, studio spécialisé dans la création de contenus numériques et artistiques, part à la conquête de la capitale britannique. Créateur de poésies visuelles, il intervient dans plusieurs domaines: architecture, art, stratégies de marques…. Rencontre avec Lilian Rabin, son représentant dans la capitale cosmopolite.

 

L’émotion comme ligne de conduite

C’est une initiation à la poésie des temps modernes. Dans un monde où l’apparence et le visuel prennent de l’ampleur, movingdesign tire son épingle du jeu. Le studio d’art et de design parisien a été créé par Philippe Lepron (passif dans d’importantes agences de publicité parisiennes) et un artiste dont le nom reste confidentiel, communément appelé Valérie H, spécialisé dans l’art numérique. De cette association de talents naissent des signatures originales pour de grandes entreprises. Le concept : faire appel à l’émotion pour renforcer les liens avec les récepteurs. « L’objectif est de créer quelque chose au service de la marque, mais dans l’émotion que procure l’art et le design », explique Lilian Rabin. Résultat : ces films artistiques s’éloignent des schémas classiques de communication. Pas question de faire de la publicité. C’est une des prérogatives. « Les présentations « corporate» ou les publicités peuvent aujourd’hui être très intrusives. On tend à offrir une poésie visuelle, des gestes artistiques, une sorte d’œuvre d’art en mouvement », conclut-il..

 

L’art et le design au service de groupes prestigieux 

Le studio peut communiquer sur une marque, ses services ou encore ses engagements. movingdesign compte parmi ses clients des références dans plusieurs secteurs : Peugeot dans l’automobile, Air France dans l’aviation, HSBC et BNP dans le bancaire ou encore l’hôtel Mandarin Oriental pour lequel movingdesign a collaboré avec la célèbre architecte française, Sybille de Margerie. Au travers d’un système ingénieux de vidéos projecteurs, des fleurs papillons glissent dans l’espace et se confondent avec le design du lieu. Dans la distribution, Harrods à Londres s’est également laissé tenter. A l’occasion des 60 ans de règne de la reine Elizabeth II, le studio a créé le geste « Jubilee » pour la mise en mouvement des vitrines et l’habillage des écrans du fameux grand magasin sur Brompton Road.

 

Londres, porte d’entrée sur l’international

Connu et reconnu dans l’Hexagone, movingdesign a encore tout à construire de l’autre côté de la Manche. C’est la mission de Lilian Rabin, qui pour l’heure, se charge seul de développer le business à Londres depuis un an. Créer un réseau important est un travail de longue haleine. Pendant sa journée, Lilian a la lourde tâche d’établir le contact avec les directeurs de communication de grands groupes internationaux. Quand il y parvient, il leur présente l’entreprise et se renseigne sur les besoins existants. Mais il faut du temps pour se faire connaître « Aujourd’hui nous sommes encore en phase de prospection. L’objectif, à moyen terme, est d’être une agence reconnue et que les grands groupes nous contactent directement ». Partir à la conquête de Londres est un choix stratégique. En effet, la capitale est réputée comme la ville du design. Ainsi, le studio attise la curiosité des clients situés aux quatre coins de la planète, des Etats-Unis, au Qatar en passant par la Chine. Tous ces lieux où l’image a de plus en plus d’impact. Autre avantage : les clients peuvent être accueillis plus facilement lors d’un déplacement à Londres, destination phare dans le secteur.

 

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GEORGE ALIFERIS / THINK TALL FILMS – Agrégateur de talents

par Donia Hachem

 

Think Tall Films est une société de production de vidéos web pour entreprises. Sa vocation : créer des liens entre différentes compagnies et des milliers de créateurs de vidéos de haute qualité, accessibles à tous. LePetitJournal.com a rencontré Georges Aliferis, producteur et fondateur

 

Think Tall Films, un modèle unique sur le web

Le concept est simple : mettre en relation des fabricants de vidéos avec des entreprises. A Londres, il existe un vivier de jeunes créateurs talentueux qui espèrent percer dans le cinéma. Avant que les sirènes de Hollywood ne les appellent, ils sont prêts à mettre leurs compétences professionnelles au profit de sociétés qui veulent créer des vidéos promotionnelles sur internet. La méthode fonctionne. D’une part, les entreprises ont accès à des vidéos avec des contenus intéressants, sans passer par les coûts habituels et les processus compliqués. D’autre part, les jeunes créateurs possèdent un moyen d’exprimer leurs talents, de créer leurs propres portfolios, et de gagner leur vie. Le rôle de Think Tall Films ne se résume cependant pas à de la mise en relation : « Nous conseillons pour finaliser le projet. Nous soumettons les projets des entreprises à un réseau de créateurs. Dès lors, nous aidons à filtrer le grand nombre de réponses reçues. Ensuite, l’entreprise a la liberté de choisir son partenaire. Nous effectuons ainsi un rôle de supervision » explique le fondateur.

 

Vidéos Corporate et internet font bon ménage

Quand il a démarré l’aventure, le CEO de Think Tall Films n’avait pas de background dans le domaine de la production vidéos. Il vient de la finance, milieu dans lequel il a évolué pendant dix ans, à Singapour, Genève ou encore à Londres. Toutes ces années, il se fasciné pour l’aspect production de vidéos qu’il définit comme « un mélange de deux mondes : la culture et le business ». L’entrepreneur se rend finalement compte que ses compétences représentent un atout. « Un film est une entreprise purement créative. Pourtant, on a tendance à oublier l’aspect financier, marketing sans lequel l’œuvre ne pourrait exister ». George Aliferis décide alors de surfer sur la tendance du web, un secteur en pleine expansion. Le public passe, en effet, un temps considérable à visionner des vidéos via YouTube. Think Tall Films y a d’ailleurs récemment passé le cap des un million de vues. Selon l’entrepreneur, le potentiel est énorme :« primo, le budget n’est pas primordial sur YouTube, quasi nul parfois. Il peut suffir d’une bonne idée pour rencontrer le succès. Secundo, l’offre pour les Corporate n’y est pas adaptée. Elle provient généralement du monde du cinéma ou de la télévision. Il est différent de s’exprimer à une audience internet. L’attention est moindre lorsqu’on regarde une vidéo du coin de l’œil au bureau, plutôt que d’être assis devant un grand écran après avoir payé sa place ». Et, le temps représente un facteur clé dans un projet. « Auparavant, il y avait de réelles difficultés à valider le modèle auprès de clients. Il fallait constamment s’expliquer, les éduquer et les convaincre du pourquoi de la vidéo. Heureusement, c’est de plus en plus facile, suite à l’augmentation du nombre de vues de vidéos sur internet ».

 

Le réseau, une notion essentielle

Think Tall Films croît à vitesse grand V. Pour ce faire, impossible de passer outre l’utilisation des médias sociaux et des techniques de ventes traditionnelles. Le networking tient une place considérable. George Aliferis participe ainsi régulièrement aux Apéros Entrepreneurs organisés par Frog Valley, tous les premiers jeudis de chaque mois, dans la capitale londonienne. « Plus on augmente notre portfolio, plus les échanges sont naturels. Les entreprises viennent nous trouver ». Dix projets sont actuellement en cours. Ils couvrent des secteurs diversifiés, des startups aux commerces locaux, en passant par des clips musicaux, ou encore des sociétés de gestion privée. La capitale devient ainsi un lieu incontournable et stratégique. « Londres est une ville essentielle dans nos activités, de par sa taille, son dynamisme au niveau des startups. Elle constitue un vivier de fournisseurs et de clients potentiels. J’aurai du mal à m’imaginer ailleurs » confie l’entrepreneurAujourd’hui, l’entreprise fonctionne bien avec des clients et fournisseurs réguliers. C’est une affaire qui marche pour Georges Aliferis, dont la société récupère un pourcentage sur le budget global. Ainsi, plus il y a de tournages, plus il y a d’argent.

 

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Shhmooze, réseautage efficace

Créée en 2010 par Mehdi El Gueddari, Shhmooze est une application mobile qui permet de faciliter les rencontres lors de conférences et événements professionnels.   Originaire

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de Blois dans la région Centre, Mehdi El Gueddari est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en développement de logiciels et réseaux de l’Institut national des sciences appliquées de Rennes. Mehdi choisit de se rendre en Irlande du Nord en 2003 pour son stage de fin d’étude, qu’il effectuera à l’université d’Ulster notamment pour perfectionner son anglais. Il y restera quatre ans après s’y voir offrir un poste dans un laboratoire de recherche. Il rencontre également Michelle Gallen, qui deviendra sa femme et associée dans ses différents projets entrepreneuriaux. En 2007, il décide de rejoindre une startup irlandaise mais cette aventure ne durera que deux mois. Il commence alors une carrière comme développeur dans une grande banque américaine à Belfast. L’envie d’entreprendre prend le dessus et Mehdi décide de développer, en parallèle avec sa femme, une plate-forme de cours en ligne pour apprendre l’irlandais. La société existe toujours avec plus de 13 000 membres. En 2009, ils décident de rejoindre Paris où l’idée de Shhmooze commence à mûrir. En avril 2010, Mehdi se met à plein temps sur l’idée, qui l’amènera à intégrer un incubateur sur Belfast qu’il quittera fin 2010 pour Londres l’incontournable.   Shhmooze est une application mobile qui rend le networking en conférence très simple et rapide. L’application permet de trouver plus facilement les quelques personnes à rencontrer à chaque événement pour gagner du temps. Concrètement, les organisateurs ajoutent eux-mêmes les événements sur la plate-forme et deviennent ainsi visibles pour tous les utilisateurs. Une fois à l’événement, il est possible de voir les autres utilisateurs présents, de se connecter et d’échanger des messages avant de pouvoir se rencontrer. Pour le moment gratuite, Mehdi souhaite avant tout faire de cette application un outil le plus abouti possible et incontournable. Mehdi s’occupe du développement technique de la plate-forme et Michelle de la communication et du marketing ; une organisation qui semble fonctionner puisque l’application a été nommée à plusieurs reprises dans diverses conférences et compétitions du secteur.   Une nouvelle version de l’application vient d’être mise en ligne. Celle-ci apportera de nombreuses fonctionnalités comme l’intégration automatique d’événements de deux plate-formes majeures dans le domaine. Les réseaux sociaux ne sont pas oubliés puisqu’il sera possible d’importer les profils LinkedIn et voir qui est présent lors d’événements. Le modèle économique passera en freemium, c’est à dire que l’application restera gratuite avec certaines fonctionnalités payantes. Ainsi il sera mis à disposition une version professionnelle pour les organisateurs qui leur permettra par exemple d’ajouter le programme et de publier des bannières publicitaires de sponsors. Une version web de Shhmooze est aussi en préparation.   Vous pouvez trouver lire l’article également sur Ici Londres  

CYRUS TCHAHARDEHI/ REHOBA – Une plate-forme communautaire pour les professionnels de l’hotellerie

par Donia Hachem

 

Rehoba se veut, avant tout, un site communautaire par et pour le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et de l’industrie du bar. Objectif : soutenir et accompagner les professionnels dans différentes étapes, de la formation à la recherche d’un emploi, grâce à un panel d’outils. Rencontre avec Cyrus Tchahardehi, son co-fondateur.

 

Rehoba, le numéro 1 des sites communautaires dans l’hôtellerie en UK

 

Rehoba existe depuis 2009. Après une fermeture de six mois l’an dernier, la réouverture a lieu en septembre 2011 avec une plateforme entièrement redessinée et un nouveau design. Reculer pour mieux avancer ! En quelques mois, Rehoba a su s’imposer comme la référence en site communautaire dans l’hôtellerie au Royaume-Uni. Pourquoi ? Parce que trouver la bonne personne, avec les compétences adéquates, peut s’avérer compliqué. Les managers reçoivent des centaines d’appels de candidats inexpérimentés via des agences de recrutement traditionnelles, souvent onéreuses, ou bien de forums en ligne. Le tri est souvent difficile à faire. « Le turn-over est tel que la formation peut parfois être négligée. Il s’agit donc d’un levier de croissance », précise Cyrus Tchahardehi, originaire du monde du vin et de la restauration.

 

Avant Rehoba, peu d’outils étaient mis à disposition des professionnels. Conscient de ce manque, l’entrepreneur explique : « Nous avons élaboré un programme de formation pour aider les établissements à vendre davantage. Cela passe par une meilleure qualité de service qui permet de fidéliser la clientèle ». Lors des années passées sur le terrain, Cyrus Tchahardehi a noté un manque cruel de formation, une incapacité due au manque de connaissances. Il déplore que beaucoup se retrouvent dans ce secteur par défaut « C’est une perte à tous les niveaux, pour le producteur, pour le restaurateur, pour le professionnel lui-même, et le client ».

 

Rehoba, la solution pour la formation et le recrutement

 

Aujourd’hui, Rehoba compte 4500 membres. Ces derniers fréquentent la plateforme pour chercher du travail, se former ou pour trouver des solutions de recrutement. Les utilisateurs peuvent également trouver les dernières actualités du secteur. Parmi les membres, de grands noms associés à de prestigieuses adresses : Raphaël Francois, le Chef exécutif du Connaught Hôtel (5 étoiles). Thomas Lehaut, l’ancien maître d’hôtel de l’Astrance, ainsi que John Davey, qui était Manager général du restaurant du Lanesborough de Guy Savoy à Paris et Girardet en Suisse, ou encore Philip Howard, Chef au Square, 2 étoiles Michelin, pour ne citer qu’eux. Dotés d’une solide connaissance du marché, ils apportent leur expertise en complément de leur activité professionnelle. Ils ne sont pas rémunérés mais toutes ces célébrités du monde de la restauration sont actionnaires.

 

Emballés par le projet, ils ont décidé ensemble de mettre en place des programmes de formation. Comment ouvrir une bouteille de vin, de champagne ? Comment approcher une table pour prendre une commande ? Il en existe plusieurs types en ligne, avec des modules et des spécialités différentes (hygiène alimentaire, vin pour la restauration, formation des serveurs, etc.). Des formations interactives avec des vidéos, de l’audio et du texte. Elles durent trois heures. « Nous disposons de véritables outils pédagogiques. Le programme est similaire à ce qui serait appris en lycée hôtelier, mais en accéléré », explique le cofondateur. À la fin de chaque module, le candidat dispose d’exercices interactifs, afin de s’assurer de sa progression, au fur et à mesure de la formation. Enfin, il passe un examen pour valider qu’il a acquis les fondamentaux.

 

Rehoba, c’est aussi un site communautaire où le Networking est fréquent. Une aubaine pour se faire recommander. Chaque professionnel peut présenter un portfolio, un CV vidéo pour les personnels de salle, unique dans ce secteur. Des chefs se filment en train de faire un risotto, un confit de canard et les recettes vont automatiquement sur le profil de l’utilisateur. « L’échange de connaissances entre les chefs est la base de notre travail », rappelle l’entrepreneur. Ainsi, un profil devient une vitrine de connaissances et de méthodes de travail.

 

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