Comparaison entre les entreprises Françaises et Britanniques

Ce n’est pas nouveau mais un des problèmes que rencontre les entreprises Françaises par rapport à ses homologues Britanniques, c’est de pouvoir se développer et d’atteindre une taille critique, notamment pour pouvoir s’étendre à l’étranger. Selon l’étude « Grandir en Europe » d’Ernst & Young réalisée en 2008 en association avec l’ESCP-EAP (maintenant ESCP Europe), le nombre de petites entreprises en France est bien supérieur à celui en Angleterre (82.910 contre 71.398 respectivement). Jusqu’ici tout va bien car cela montre un certain dynamisme de nos startups et c’est encourageant. Mais c’est le chiffre correspondant au nombre des entreprises de taille moyenne qui constitue un des points marquants de l’étude. En effet, le Royaume-Uni ne comptais pas moins de 6.000 entreprises de taille moyenne (7.5% de l’ensemble des entreprises), tandis que la France n’en comptais que 3.400 (3.9% du total). Cette hiérarchie reste la même pour les grandes et très grandes entreprises. Ce retard explique donc en partie les quelques points de croissance qui manque à la France pour se rapprocher du quatuor de tête des pays développés.

 

Quelles sont les raisons de ce retard?

 

D’après un des sondages de l’étude, les entreprises Françaises (mais aussi Espagnoles et Italiennes), disent souffrir d’un manque de reconnaissance et d’un environnement réglementaire et culturel défavorable par rapport à leurs concurrents britanniques et allemands. Ceci pose problème car les entreprises moyennes, sont à plusieurs titres, le moteur de l’économie et font défaut à ces trois pays.

 

Ce n’est bien sure pas la seule raison qui explique le manque de dynamisme des entreprises moyennes. Toujours selon cette étude (mais connus de tous), c’est la France qui détient le poids des charges pour l’employeur le plus élevé, 29.7% contre 9.7% pour l’Angleterre (en pourcentage du coût du travail). Pour ce qui s’agit du coût du travail par pays, celui d’Angleterre est légèrement plus élevé mais uniquement de quelques points (35,8% contre 31,4% pour la France)

 

Cette étude est à rapprocher du dossier sur les Gazelles (ou startups, et oui il fallait bien trouver un équivalent français) de l’iFRAP, qui bien que datée de 2006, est toujours d’actualité. Elle souligne également que le problème de l’économie Française est de ne pas avoir assez d’entreprises qui passent le cap de la start-up. Ils estiment que cela permettrait de gagner de 1 à 1.5% de croissance et par conséquent de résorber en grande partie le chômage.

 

Que faire ?

 

Passer d’une petite entreprise à une entreprise de taille moyenne implique de nombreux changements, notamment l’entrée de cadres plus formés et donc aux salaires plus conséquents. Cela augmente donc les risques financiers si le succès n’est pas au rendez-vous, d’autant que la profitabilité des entreprises françaises est en moyenne 1/3 moindre que celles des entreprises Anglaises ou Allemandes.
 

 

Cette pression a pour conséquence que les entrepreneurs Français abandonnent plus rapidement leur entreprise avant qu’elle n’ait put grossir ou se faire racheter. Il est donc urgent que les entreprises Françaises puissent renouer avec une profitabilité plus élevée qui leur permettent de croitre. Cela passe notamment par une réduction des délais de paiement de la sphère publique vers les entreprises, et de réduire le taux d’imposition sur le bénéfice des sociétés. Il faut aussi développer les réseaux de Business Angels, au nombre de 40 000 en Angleterre contre à peine 4 000 en France et un investissement moyen de 170 000 euros encouragé par des dispositifs fiscaux avantageux contre 70 000 euros en France. Cela passe aussi par une plus grande diversité des sources de financement (loi SNIC de 1958 aux USA par exemple) qui permettrait de faire ressortir les projets les plus novateurs et qui ont le plus fort potentiel de succès.

 

 

 

Cependant, il ne sert à rien d’être défaitiste, les entreprises françaises n’ont rien à envier aux sociétés Britanniques ou Américaines en terme d’efficacité. Elles ont juste besoin d’un environnement plus favorable pour leur développement. Toujours selon l’iFRAP, dans un dossier de 2005 comparant l’Angleterre à la France, et faisant référence à une publication de l’APCE (Agence pour la création d’entreprises), un sondage indiquait qu’un Français sur quatre était désireux de créer une entreprise. Le nombre est à peu près équivalent de l’autre côté de la Manche mais les Anglais sont deux fois plus nombreux à passer à l’acte: 465 000 créations annuelles contre 225 000 pour des pays à populations comparables. Au total, une étude du pH Group commandée par l’iFRAP en 2003 avait éstimé à deux fois plus le nombre de gazelles britanniques comparé à la France. Les résultats se retrouvent dans l’emploi.

 

Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Frog Valley is a blog that follows the developments of French startups and entrepreneurs located in the UK. It focuses primarily on the technology and Internet sectors, although it sometimes covers other creative domains as well.

London, 6th French city in terms of size of the French population, is characterised by a very dynamic French entrepreneurial scene. Frog Valley will put forward French startups and other creative initiatives in the UK.

In a near future, Frog Valley would like to set up a community of French entrepreneurs, with the objective to help each other, cooperate and also assist the French who are coming to the UK to set up their business.

Pourquoi ce blog?

Premier article, quoi de plus normal que de commencer par les raisons pour lesquelles ce blog existe. Cela part d’un constat simple, l’Angleterre, et plus particulièrement Londres, est composé d’une large et grandissante population d’entrepreneurs d’origine Française. Il suffit de se rendre aux différents événements et rencontres pour s’en apercevoir. Il n’est pas rare de croiser des Français souhaitant se lancer ou qui ont déjà sauté le pas en créant leur société dans la capitale Britannique. Rien de surprenant quand on sait que Londres est la 6ème ville Française par sa population. La communauté Française sur Londres se renouvelle constamment, un peu à l’image des grandes villes universitaires, et donc profite d’un dynamisme qui la place par conséquent comme ville incontournable dans les nouvelles technologies. La ville est aussi très multiculturelle, ce qui ne fait qu’amplifier ce sentiment et qui permet de donner ce caractère unique.

Pourquoi ce nom?

Rien de bien original, en effet ce site portera avant tout sur les start-ups Françaises situées à Londres, principalement technologiques et de l’internet – et le terme de Valley s’imposait tout naturellement. Valley fait aussi référence à la « Old Street Valley » qui est l’équivalent, toute proportion gardée de la Silicon Valley en Californie du nord. Cette zone dans l’est de Londres, comprenant Shoreditch, Brick Lane, Hoxton et Hackney, renferme une grande quantité de jeunes entreprises innovantes.