Londres — Paris

Merci à Joséphine Goube du programme Springboard pour la rédaction de cet article et la contribution au débat entre Londres et Paris dans l’ecosystème des start-ups.   Je m’étonne à chaque fois de la faible collaboration entre les milieux startups et entrepreneurs de Londres et Paris. Chacun agit dans son coin, semble faire son business sans vraiment se soucier de l’autre. Il fait sens pour la communauté Londonienne – très cosmopolite – de ne pas se tourner spécifiquement vers la communauté Française mais le total manque d’investissement de la part des Français et la très faible visibilité des startups françaises dans la scène entrepreneuriale Londonien est déroutante. D’autant plus qu’à collaborer, on y gagne. Surtout en temps de crise (… !)   J’ai un problème… Combien de Français vivent à Londres ? Combien de Français travaillant dans la banque d’investissement et donc parlant le jargon startup anglais? Combien de Français prennent régulièrement l’Eurostar vers Londres pour y faire affaire?! Paris et Londres sont à deux heures et demi de distance, par train ( !).   Où est Charlie ? Trois hypothèses à ce constat.

  • Le choc culturel
  • L’entre-soi parisien et Londonien
  • Le candidat Parisien, un enfant un poil gâté.

  Si ce n’est pas des entrepreneurs Français qui manque à Londres, le manque d’échange entre la scène Parisienne et Londonienne, est peut être d’abord lié à une culture différente – Ce qui revient à dire que les modes de management et de fonctionnement en tant que startups sont différents ; d’où la non-porosité entre entrepreneurs anglais et français : ils ne travaillent pas de la même manière.   La culture française pose une priorité à la qualité. Le français ne croit pas que travailler plus, va forcément rendre un meilleur travail ; c’est travailler mieux qui compte. Les anglais travaillent dur et pour de longues heures. Il faut voir le métro le matin ; et la mini pause déjeuner-sandwich du midi.* (je ne dis pas que les anglais sont plus courageux ; je ne dis pas que les français sont paresseux ; je ne dis pas que tout français et tout anglais agit de cette manière systématiquement). Quand le français est foncièrement un créatif, qui agite souvent des idées, l’anglais est un « do-er ». Ca transparait dans le langage : le français utilise principalement des verbes auxiliaire dénotant un ‘statut’, un ‘état’ : être, avoir, aller quand les anglais utilisent des verbes d’action (et parfois même transforme des noms en verbes : ‘Google it’) Les Français sont souvent fort dans la théorie (ah, l’idée de la République, les valeurs françaises… !). C’est un reflet d’un système d’éducation élitiste, qui encourage l’excellence, si possible dans les concepts pour lesquels la mathématique est reine ; et impose un certain respect de l’autorité, ce qui implique une certaine hiérarchie.   Un exemple ? Les Français sont forts dans le luxe : le luxe en privilégiant un mode de production ‘artisanal’ implique que l’on prenne le temps ; ce n’est pas la quantité, c’est bien la qualité. Dans le luxe, c’est la marque et ses valeurs qui importent. C’est aussi un monde difficile, pas très méritocratique, plutôt aristocratique. Au contraire, les anglais sont toujours à défendre la transparence ou leur libéralisme économique. Leur irrévérence face à l’Etat, la monarchie ou l’autorité choque le chic Français (jacobin ?). Cette différence est une opportunité à partager (division du travail disait Adam Smith ou encore Ricardo) et pourtant… !  

  Ce qui nous amène à parler du côté familial dans l’entrepreneuriat Français et la culture de l’entre-soi Parisien, (qui fait penser aux salons d’un autre siècle). Ce trait familial, proche du clan, est partagé par d’autres pays Européens (Ah, l’Italie, le bunga-bunga…). Ceci se reflète dans l’identité d’une partie des entrepreneurs qui se lancent (The Kooples ?) Mais on ne leur en voudra pas d’être gosses de riches ; parce que si ce n’était pas eux (eux qui ont l’argent) qui montent des entreprises (avec le risque de le perdre) qui le fera ? Autrement dit, il serait triste de devenir banquier pour être plus riche que riche (que leurs parents)…   Notez que le Londonien est un poil fermé aussi. C’est quelqu’un de réservé et donc qui ne fait pas de grands gestes à tout étranger passant par là. Les anglais tolèrent, mais qu’on ne les dérange pas dans leur habitudes (le thé c’est à 16 heures et avec des biscuits). Comme les parisiens, ils ont leurs habitudes, leurs petites snob(ineries). Il y a donc une tendance (partagée) à se retrouver entre ‘membres’ partageant une même ‘identité’ qui freine un mélange des scènes entrepreneuriales.   Finalement, un des principal problème à une plus grande intégration des français au rayon entrepreneuriat made in London, c’est peut être le profil du Français qui débarque à Londres. L’entrepreneur Français à Londres n’est pas cette personne qui a quitté l’école jeune ou pris ces valises et basta… ! Non, non, non. Le jeune ‘wannabee’ entrepreneur français, il a un ou plusieurs diplômes, et le plus souvent il est passé par une école de commerce ou une école parisienne. Le Français à Londres est déjà bien connecté, et bien formaté.   ‘Wannabee’ parce que ces jeunes français rêvant de startups passent d’abord (ou finissent) presque toujours par la case banque, City, Canary Wharf avant de se lancer ; qu’ils rêvent surtout d’habiter l’Ouest

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(Kensington a des allures de 16eme parisien) s’ils n’y habitent pas déjà (parce que les parents ont investi) même si on le voit traîner dans le EastEnd le weekend : dans les vietnamiens cheap de Kingsland Road et le dimanche à Byron, Hoxton pour son brunch hebdomadaire; qu’ils sont contents de dire à tous qu’ils vivent et travaillent à Londres même si trop souvent ils ne restent qu’entre Français ayant fait la même école, travaillant dans la même entreprise (So Gé pour les intimes).   Pour changer la donne ? Des Français moins Français ? On ne va pas demander au Français de ne plus aimer le fromage et le vin rouge. Mais peut être qu’il faudrait des Français moins installés dans leur confort: ça commence par Loic Dumas qui organise la Frog Valley à Old Street une fois par mois rassemblant la communauté des entrepreneurs Français en dehors de Chelsea, au cœur de la Silicon Roundabout ; et ça continue avec des jeunes pousses qui grandissent un blog le bridge.eu pour lier les différentes scènes : Londonienne, Parisienne et bientôt la Berlinoise. Verdict dans quelques mois… !

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