Stéphanie, de Rougefrog: Conseils avertis d’une reine du marketing. 1ère partie

Frog Valley a récemment rencontré Stéphanie de RougeFrog afin de nous dévoiler son parcours et partager avec les lecteurs ses conseils éclairés.

Peux-tu nous décrire ton parcours scolaire, professionnel et ce qui t’a amené à Londres

Après une enfance en Haute-Savoie, je me suis orientée sur un parcours international : deux années d’études en France, puis direction l’Ecosse, pour une licence en marketing mention administration des entreprises, complétée d’un retour en France pour un Master en marketing, suivi d’un stage en Australie au sein de la division vidéo de Warner Bros en 1999. Cette première expérience terrain a été très enrichissante. Elle m’a permis de participer au lancement du DVD sur le marché océanique, mais s’est surtout avérée être un véritable catalyseur pour ma carrière au sein des nouvelles technologies.

Première expérience en Angleterre chez BT

Après mon retour en France, l’esprit d’entreprendre et l’international me manquent et lors d’un forum européen je suis recrutée par BT pour rejoindre la division Nouvelles Technologies, à Londres. Londres s’avère un melting-pot européen de la dynamique d’entreprise où l’on ressent le monde en marche pour ma génération. Chez BT, de 2000 à 2004, je travaille sur des produits tels que le visiophone et la voix sur IP, qui s’inscrira dans un contexte de partenariat avec Yahoo ! Messenger, gravitant entre Londres et la Silicon Valley.

Ces années d’apprentissage au sein de grands groupes, tels que BT ou Warner m’ont permis d’acquérir une certaine discipline de travail. Néanmoins, après ces 4 années, je crains de ne voir mon goût pour la création et l’émanation se rigidifier sur les rails de l’administration globalisée. Devant ce trop peu de flexibilité, je quitte BT pour me tourner vers un tout autre challenge.

Skype, raconte-nous un peu ton expérience dans ce qui étais à l’époque une toute nouvelle start-up.

Apres BT, je cible les entreprises dynamiques de petites tailles, les start-ups. En Mai 2004, après plusieurs entretiens, je rejoins Skype. Le challenge s’annonce de taille. Une petite équipe de passionnés, pleine de talents, mais beaucoup de choses à créer en terme de marketing. La mise en place du plan et des outils marketing, l’incitation à télécharger le logiciel, crédibiliser le produit sur le net à une échelle planétaire, créer une expérience excitante et passionnante. Au sein du marketing, nous passons de 2 à 17 personnes en l’espace de 12 mois, avec un marketing accéléré afin de supporter une croissance hors du commun, avec le succès que l’on connait.

Ce que je retiens de cette fabuleuse expérience Skype, c’est le formidable esprit d’équipe et d’entreprendre qui régnait au sein de la société. Un projet, une aventure humaine, hors du commun. Nous étions tous avec passion au service du succès de cette startup. La réussite est rarement le fruit du hasard et l’engagement de chaque membres de Skype, des fondateurs aux collaborateurs, pourrait rentrer dans la légende des startups.

Après trois années fantastiques mais épuisantes, et la petite startup devenant un géant du net, je me devais de trouver de nouvelles motivations. Non sans regret, je quitte Skype pour faire un tour du monde en 5 mois et découvrir d’autres facettes du nouveau monde de l’entreprenariat, comme la Chine, l’Inde, le Japon. Durant ce périple, j’ai découvert qu’il existe un nombre croissant d’idées, de projets et de startups qui naissent sur des concepts novateurs différents de ceux connus aux US ou en Europe. Un monde où l’esprit d’entreprendre bouge encore plus vite qu’on pourrait le penser dans nos pays dits développés.

A mon retour, je repose mes bagages à Londres pour me lancer dans une tout autre aventure avec Joost, la plateforme Vidéo. Un produit et un challenge différents mais tout aussi formateurs, qui m’ont permis d’appréhender l’expérience « startup » sous d’autres angles. D’un demi-succès, j’en ai retiré le meilleur pour mieux rebondir.

Et pourquoi avoir choisi de poser tes valises dans cette ville?

Cette ville est comme un aimant. On a l’impression d’y passer brièvement, sans vraiment pouvoir en repartir. J’y ai posé mes valises le 1er Avril 2000 et dix ans, après, Londres a toujours autant à offrir. Elle attire par son dynamisme, son multiculturalisme où la notion d’entreprendre a une vraie signification. Tout comme les Etats-Unis, Londres laisse le droit tant à l’audace qu’à l’échec, une notion revisitée en France. Ici, la réussite est perçue positivement, contrairement à la France ou elle est parfois suspectée et pénalisée. On retrouve en fin de compte à Londres beaucoup de Français qui sont venus chercher cet état d’esprit.

La suite au prochaine épisode….

Update: Vous pouvez consulter un extrait de l’article sur le site d’Ici-Londres ou dans les nombreux points de distribution un peu partout dans Londres.

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