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Et le gagnant du Startup Weekend Europe Battle est…

Le Startup Weekend Europe Battle est un événement qui permet à des équipes sélectionnées de présenter leur projet de startup devant un panel d’importants investisseurs européens. Cela leur offre également l’opportunité de gagner un voyage de networking à San Francisco.

 

 

Les équipes autorisées à participer à la Battle devaient avoir été créées ou lancées au cours d’un événement de Startup Weekend Europe. Ainsi, les membres de l’équipe de GoWar se sont rencontrés au SW Venise tandis que les membres de Pocket Discount et Trawell se sont rencontrés au SW Skopje. De plus, parmi toutes les startups ayant soumis une candidature, seules les 13 équipes ayant reçu le plus de votes furent invitées à participer à la compétition qui a eu lieu le 13 septembre au Club Workspace, dans le quartier de Clerkenwell à Londres. J’ai eu la chance de pouvoir y assister en tant que membre du public et voici ce que j’en ai pensé.

 

Dès mon arrivée, la première chose qui m’a frappée et l’atmosphère amicale et détendue dans la salle. Toutes les personnes présentes avaient l’air de passer un bon moment. La soirée débuta par un témoignage d’un ancien gagnant d’un SW. Dans son discours très inspiré, il a souligné le fait que le SW n’était qu’un premier pas sur le chemin de la création d’une startup. Il a également mis en garde les participants de ne pas prendre la « grosse tête » en leur rappelant qu’il ne s’agissait que d’une compétition et que le plus dur restait à faire. Il ajouta qu’il y avait encore beaucoup de travail à fournir et autant de stress. Il conclut en affirmant que créer sa startup était certainement une expérience bien plus épanouissante qu’un « job traditionnel » mais pouvait résulter en des « changements d’humeur plus souvent encore qu’une femme enceinte », car il y aura certains jours où tout ira bien et d’autres où tout ira dans le mauvais sens.

 

Son discours fut alors suivi par ceux des investisseurs comprenant Rogan Angelini-Hurll (General Partner à ProFounders), Krishna Visvanathan (Partner à DFJ Esprit/Encore Ventures), Rob Moffat (Principal à Balnerton Capital) ainsi que Christian Thaler-Wolski (Principal à Wellington Partners). Ces derniers soulignèrent tous l’importance des réseaux afin d’obtenir du financement par les VC et reconnurent également que les investisseurs anglais avaient tendance à favoriser les entreprises locales. Lorsqu’ils furent interrogés sur les domaines les plus courus à l’heure actuelle pour les nouvelles entreprises hi-tech, les services, l’e-commerce, les réseaux sociaux, mobile et géolocalisés furent mentionnés à  plusieurs reprises mais l’un d’eux nota qu’il y avait aussi de très intéressantes opportunités dans les secteurs de la santé et de l’environnement.

 

Le moment crucial de la soirée fut toutefois clairement les présentations des startups. La France étaient très bien représentée dans la Battle (avec 6 équipes sur 13) et il y avait également des équipes de 5 autres pays européens (Macédoine, Grèce, Pologne, Italie et Espagne).

 

Les projets qui furent présentés devant le panel d’investisseurs étaient extrêmement divers et comprenaient aussi bien des guides de voyage (MyGuidie, Trawell que des jeux géo-localisés (GamorLive, GoWar et PlaceChallenge) et même un buisness à caractère social, SmartAgro, une startup française qui permet de collecter et de partager des données agricoles dans les pays en développement.

 

De mon point de vue, les trois projets qui avaient l’air les plus prometteurs étaient (sans surprise) tous les trois français !

 

En effet, Sharypic (SW Paris), qui permet de réunir les meilleurs photos pour les événements publics et privés et SponsoringSolution (SW Nice), un réseau social dédié au sponsoring, qui arriva d’ailleurs 2e du classement, étaient tous deux novateurs et comblaient un vide dans le marché toutefois le denier projet présenté au panel était sans doute le plus amusant et créatif de tous.

 

Appibabi.es est en fait une application pour smartphone qui permet d’élever un bébé avec un autre utilisateur de smartphone de son choix. La présentation était extrêmement bien construite, drôle et irrévérencieuse tant et si bien qu’à la fin, il était clair que tout le monde y était déjà accro et impatient de la télécharger.

 

Appibabi.es avait clairement un niveau d’innovation, de potentiel addictif et amusant difficile à égaler et ce fut sans surprise que ce dernier fut déclaré gagnant du Battle par le panel.

 

Je suis parvenu à échanger quelques mots avec l’un des membres de l’équipe, Amine Bellakride, un ancien étudiant de Stanford, juste avant l’annonce des résultats. Je fus très impressionné par son enthousiasme et surpris d’apprendre qu’ Appibabi.es n’était qu’un projet secondaire pour les membres de l’équipe. Il m’avoua que tous les membres travaillaient sur d’autres projets en même temps et ne pouvaient y consacrer du temps que pendant les week-ends… Je me demande bien ce qu’ils pourraient accomplir s’ils travaillaient dessus 7 jours par semaine !

 

En somme, cet événement fut une réelle source d’inspiration. J’ignore ce qu’adviendra des projets des participants dans le future mais je suis convaincu qu’on peut attendre de tous qu’ils accomplissent de grandes choses !

Mini Seedcamp: un fantastique catalyseur pour entrepreneurs

Frog Valley faisait parti des chanceux à être invité au Mini Seedcamp 2010 à Londres qui avait lieu comme d’habitude à UCL et l’événement a répondu à toutes nos attentes.

Après la traditionnelle séance de Networking, où on pouvait ressentir beaucoup d’enthousiasme de la part de tous les participants (un grand merci également aux organisateurs), la journée se poursuivait avec la présentation des équipes qui étaient toutes de très bonnes qualité, rendant le choix assez difficile pour désigner un vainqueurs parmi les 21 équipes sélectionnées (20 présentes) qui ont été sélectionnées pour présenter leurs projets en face de mentors de plusieurs entreprises leaders telles que Facebook, Google, Huddle et environ une quinzaine de venture capitalists (Index Ventures, Atlas Ventures, Accel Partners et d’autres.

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